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Mal des transports : 8 solutions concrètes testées. Placement, horizon, médicaments (Scopoderm, Mercalm), gingembre, Sea-Band. Cas voiture, bateau, avion, train.
En bref : le mal des transports vient d’un conflit entre ce que vos yeux voient et ce que votre oreille interne ressent. Pour le couper, agissez sur trois leviers : la position dans le véhicule, le regard fixé sur l’horizon, et si besoin un médicament pris avant le départ. Le patch de scopolamine reste le plus efficace sur les longs trajets en mer.
Je passe une grande partie de l’année sur des bateaux de plongée, dans le Pacifique, et j’ai vu des dizaines de passagers verts dès la sortie du lagon. La cinétose (nom médical du mal des transports) touche surtout les enfants de 2 à 12 ans et les femmes, mais personne n’est totalement immunisé. La bonne nouvelle : ça se gère. Voici les 8 solutions que je recommande, classées de la plus simple à la plus lourde, avec ce qui change selon que vous êtes en voiture, en bateau, en avion ou en train.
Pourquoi : plus vous êtes près du centre de gravité du véhicule, moins vous subissez les mouvements. C’est le réglage gratuit le plus efficace, et il change tout.
Le bon emplacement selon le transport :
Sur mes sorties plongée, je place systématiquement les débutants au milieu du bateau, assis bas. Ceux qui vont à la proue “pour mieux voir” sont aussi ceux qui rendent leur petit-déjeuner.
Pourquoi : regarder un point stable et lointain réaligne l’information visuelle avec ce que ressent l’oreille interne. Le conflit sensoriel diminue, la nausée recule.
En pratique :
L’erreur classique : sortir son téléphone pour “passer le temps” pendant que l’estomac proteste. C’est la garantie d’aggraver les choses (voir solution 7).
Pourquoi : le gingembre réduit les nausées, un effet documenté par plusieurs études cliniques, notamment sur les nausées de grossesse et postopératoires. Sans effet sédatif, contrairement aux médicaments, ce qui en fait une option intéressante pour les enfants et au volant.
Comment l’utiliser :
C’est mon réflexe de base sur le bateau, en complément du bracelet (solution 5). Effet modéré mais réel, et zéro somnolence. À tester avant de sortir l’artillerie médicamenteuse.
Quel médicament contre le mal des transports choisir ? En France, trois familles : les antihistaminiques (Mercalm, Nausicalm, Nautamine), le patch de scopolamine (Scopoderm) pour les cas sévères, et l’homéopathie (Cocculine). Tous se prennent avant les premiers symptômes, jamais après.
Demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin avant de prendre l’un de ces médicaments, surtout pour un enfant, une femme enceinte, ou en cas de traitement en cours. Cette page est informative, elle ne remplace pas un avis médical.
| Médicament | Molécule | Quand le prendre | Points d’attention |
|---|---|---|---|
| Mercalm, Nausicalm | dimenhydrinate | environ 1 h avant le départ | somnolence fréquente, déconseillé au volant |
| Nautamine | diphénhydramine | environ 30 min à 1 h avant | somnolence, bouche sèche |
| Scopoderm (patch) | scopolamine | 6 à 12 h avant, derrière l’oreille | sur ordonnance, interdit avant 15 ans, contre-indiqué grossesse et allaitement |
| Cocculine | homéopathie | la veille puis le jour J | sans somnolence, efficacité non démontrée scientifiquement |
Le patch de scopolamine est la référence pour les croisières ou les longues traversées : il agit jusqu’à 72 h. Posez-le sur une peau sèche et sans poils derrière l’oreille, et lavez-vous bien les mains après (le contact accidentel avec l’œil dilate la pupille). Selon VIDAL, il s’applique au moins 4 heures avant le départ.
Avis tranché : les antihistaminiques type Mercalm sont efficaces mais assomment. Sur un vol où vous voulez dormir, parfait. Sur une route de montagne où vous conduisez, à éviter absolument.
Pourquoi : les bracelets type Sea-Band exercent une pression sur le point P6 (Nei-Kuan), situé à trois doigts sous le pli du poignet. Ce point est utilisé contre les nausées en médecine chinoise, et plusieurs études cliniques lui reconnaissent un effet sur les nausées postopératoires et de grossesse.
L’intérêt :
Je suis honnête : l’effet placebo joue sans doute une part. Mais sur des enfants, où l’on hésite à donner un médicament, c’est une première ligne sans risque. Beaucoup de mes passagers ne jurent que par eux.
Pourquoi : l’estomac vide comme l’estomac trop plein favorisent la nausée. Un repas léger avant le départ, et de petites gorgées d’eau pendant le trajet, stabilisent les choses.
À faire et à éviter :
L’alcool la veille d’une traversée est un piège classique. La gueule de bois et le roulis forment un duo redoutable, je l’ai vu trop souvent au départ de Nouméa.
Pourquoi : lire un livre, regarder son téléphone ou une tablette aggrave fortement le mal des transports. Vos yeux fixent un objet immobile pendant que votre corps bouge, ce qui maximise le conflit sensoriel.
Ce qui marche à la place :
C’est la cause numéro un du mal des transports chez l’enfant en voiture : la tablette calée sur les genoux. Coupez-la, ouvrez la fenêtre, faites-le regarder devant.
Pourquoi : l’air frais et une respiration lente calment le système nerveux et limitent la sensation de nausée. La chaleur, le confinement et les odeurs fortes (carburant, parfum, nourriture) font l’inverse.
Les réflexes simples :
Les enfants de 2 à 12 ans sont les plus touchés, et c’est l’âge où l’on veut éviter les médicaments. Ma hiérarchie pour eux :
Coupez les écrans en premier. Neuf fois sur dix, c’est la tablette à l’arrière qui déclenche tout.
Le patch de scopolamine (Scopoderm) est le plus efficace sur les longs trajets, notamment en mer, car il agit jusqu’à 72 h. Il nécessite une ordonnance et est interdit avant 15 ans. Pour un usage ponctuel sans ordonnance, le dimenhydrinate (Mercalm, Nausicalm) reste une option courante, à prendre 1 h avant le départ.
Oui, plusieurs études cliniques documentent un effet anti-nausée du gingembre, à raison d’environ 1 g pris 30 à 60 minutes avant le départ. L’effet est modéré mais réel, sans somnolence. C’est une bonne option pour les enfants et les conducteurs.
Le mal de mer vient du conflit entre les mouvements du bateau ressentis par l’oreille interne et l’absence de repère visuel stable. Pour l’éviter : placez-vous au centre du navire, le plus bas possible, fixez l’horizon, restez à l’air libre et prenez un traitement préventif sur les longues traversées.
Les bracelets d’acupression (Sea-Band) pressent le point P6 du poignet, utilisé contre les nausées en médecine chinoise. Les études leur reconnaissent un effet sur certaines nausées. L’effet placebo joue probablement une part, mais ils sont sans risque, sans somnolence, utilisables dès 3 ans, ce qui en fait une bonne première option.
Choisissez un siège au-dessus des ailes (rangs 10 à 20 sur moyen-courrier), point le moins secoué. Dirigez la buse d’air frais vers votre visage, fermez les yeux ou inclinez le siège, évitez de lire ou de regarder un écran, et respirez lentement. En cas de sensibilité forte, un antihistaminique pris 1 h avant aide à dormir.
Souvent, oui. Il culmine entre 2 et 12 ans, puis diminue à l’adolescence et à l’âge adulte chez la plupart des gens. Certains adultes restent sensibles, en particulier en mer. L’habituation progressive (s’exposer régulièrement) réduit aussi la sensibilité avec le temps.
Oui, nettement. Au volant, le cerveau anticipe les mouvements du véhicule, ce qui supprime presque toujours la nausée. C’est pourquoi le conducteur a rarement le mal des transports, contrairement aux passagers, surtout ceux assis à l’arrière.
Sur le bateau, je commence toujours par le placement et l’horizon, bien avant les médicaments. Pour une simple sortie à la journée, le bracelet et un peu de gingembre suffisent à 80 % des passagers. Gardez le patch de scopolamine pour les vraies traversées, les croisières, les longues houles, et parlez-en à votre pharmacien une semaine avant le départ, pas la veille au soir.
Article rédigé par Sophie M., plongeuse professionnelle et journaliste voyage spécialisée Pacifique. Dernière mise à jour : 15 juin 2026. Source : VIDAL, Ameli. Cette page est informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.
Sophie M. ✓
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